Livres


Livres

L1110098

Budō no kokoro Calligraphie: Sato Yukie & Sawada Etsuko

 

Vous trouverez dans cette rubrique une sélection d’ouvrages utiles et intéressants, concernant le karaté, les arts martiaux, les disciplines traditionnelles ( voies ) du Japon; et plus généralement des références sur la culture nipponne.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dictionnaires

Le Japon, dictionnaire et civilisation, de Louis FREDERIC. Coll. Bouquins, 1421 pages, éd. Robert Laffont, 1996.

20000 articles sur les sujets les plus variés. Une mine.

L1120865

Budō

Ecrits sur les budo, de Roland Habersetzer. Paris, éd. Amphora, 1993, 206 pages.

Plus de soixante articles ou chroniques, pour aborder autant de concepts des arts martiaux. Réflexions, après plus de trente années de pratique, qui prennent comme fils conducteurs des notions japonaises (kokoro, zanshin, dō, satori…), que l’auteur confronte à la réalité contemporaine et à l’évolution des mentalités et des budō. L’oeuvre encyclopédique de Roland ( et Gabrielle ) Habersetzer ( plus de soixante ouvrages à ce jour ) n’était pas seulement indispensable mais précieuse et nécessaire. Pour essayer de comprendre et de connaître.

 

Cérémonie-Voie du thé

L1120744

 

La Voie du thé ( traduit de l’anglais: The Book of tea, 1906 ), de OKAKURA Kakuzō. Ed. Philippe Picquier, 94 pages, 1998.

Ecrit à l’époque où le Japon rencontre l’Occident, ce petit livre fait ressentir l’esprit, « les valeurs et les idéaux traditionnels » du Japon, à travers l’histoire et la pratique du chadō. En moins de cent pages, les sept chapitres ( la coupe de l’humanité, les écoles de thé, Tao et zen, la chambre de thé, le sens de l’art, les fleurs, les maîtres de thé ) constituent une promenade irremplaçable pour saisir un peu de l’atmosphère des arts traditionnels et de la pensée nipponne. Complété de précieuses préface et postface (1989) de Sen Soshitsu. A lire et à relire.

Vie du thé  Esprit du thé ( traduit de l’anglais ), de SOSHITSU Sen. Ed. Altéa, 119 pages, 2013.

Le chadō comme manière de vivre pour « atteindre la sérénité de l’âme, en communion avec ses semblables ». Les quatre principes ( harmonie, respect, pureté et sérénité ); une courte autobiographie du quinzième successeur de l’école de thé Urasenke; le déroulement de la cérémonie, l’explication de ses règles; des anecdotes éclairantes sur l’esprit, le thé et le zen; les concepts de fūryū ( couler comme le vent ) et de wabi ( simplicité rustique ). Un autre angle de vue, précieux, sur un certain idéal japonais.

 

Karaté ( Histoire du – )

 

Funakoshi_Homme_Humble

Funakoshi Gichin

Karaté-Dō  Ma Voie,  ma Vie, de FUNAKOSHI Gichin ( traduit de l’anglais Karate-Dō  my Way of Life, éd. Kodansha, 1975 ),1993, éd. Budostore.

Originaire d’Okinawa, Funakoshi, dont on salue le portrait dans des milliers de dōjō de par le monde, fut l’un des principaux propagateurs de l’art de la main vide dans le Japon central, dans les années 1920. Venu de son île natale, à la demande du Ministère de l’Education, pour faire une démonstration des « anciens arts martiaux », il s’établira finalement à Tōkyō pour de nombreuses années. Au gré de ses réflexions inspirées, l’auteur (1868-1957), un an avant sa mort, retrace les moments les plus importants de sa vie: son époque, ses maîtres, sa jeunesse; de nombreuses anecdotes qui sont autant d’enseignements sur le karaté et la pensée de ce pionnier réformateur. Indispensable si l’on ne veut pas s’incliner sans savoir pourquoi, devant le portrait de « Shōtōkan ».

Karaté ( Technique & Kata )

 

Apprenez vos KATAS DE BASE du karaté Shotokan avec Michaël Milon, éd. Européenne de Magazines, Paris, 1997.

Une leçon de technique, à ne pas perdre de vue. Après un très court chapitre sur les bases, les suivants présentent les cinq Heïan ( katas-exercices du style Shōtōkan ), ainsi que Tekki shodan. Pour chaque kata, quelques illustrations de travail à deux ( bunkaï : interprétation des séquences de mouvements ). Le texte est principalement réduit aux noms des techniques et positions, que chaque pratiquant aura à coeur de connaître. « Ne jamais oublier de travailler les bases », un des meilleurs conseils du jeune champion. 125 pages et « plus de 400 pĥotos ».

 

KUMITE KATA, tomes 1 & 2, de Jean-Pierre FISCHER (6e dan), éd. Sedirep.

Démonstrations en images des principaux katas, accompagnées d’exemples de bunkaïs.

Le Guide Marabout du Karaté, de Roland HABERSETZER, éd. Marabout Service (poche).

Non réédité, mais disponible en occasion (à partir de 2 euros).

Explications « originelles » des principes fondamentaux du karaté, enrichies et illustrées par le regard et l’expérience du célèbre senseï R.Habersetzer.

 

 

Romans

 

La Pierre et le sabre, suivi de La Parfaite lumière, de YOSHIKAWA Eiji (1892-1962). Trad. française de Léo Dilé. Yoshikawa Fumiko, 1971; éd. Balland, 1983/J’ai lu, 1999, 2005. Titre original japonais: 武蔵 (Musashi).

Les œuvres complètes du prolifique Yoshikawa comptent 53 volumes chez Kodansha. Son Musashi paraît d’abord en feuilletons, de 1935 à 1939, dans le célèbre quotidien Asahi Shimbun (朝日新聞): roman-fleuve de sabre et de kimono, maintes fois publié, traduit et adapté, à la scène et à l’écran; Dumas à la sauce japonaise, pour l’action, l’époque, l’invention romanesque sur trame historique, les incessantes pérégrinations des héros, le tout augmenté d’une « histoire d’amour feutrée à la japonaise » (O. Reischauer).

Au début du XVIIe siècle, le Japon, fraîchement unifié dans le sang, crée une nouvelle société, bâtit une autre capitale ( Edo, future Tokyo ) et va bientôt se fermer au monde extérieur pour deux siècles et demi. Nous suivons le parcours réel, inventé ou symbolique de Miyamoto Musashi, l’un des plus célèbres guerriers, dans l’élaboration de son école des deux sabres, et sur la Voie de la stratégie.

Cheminement ascétique, balisé de combats intérieurs et de duels sans merci ( on lui connaît au moins 60 victoires ), d’amours idéalisées et de transmission de l’enseignement. Par trois fois ( deux dans le roman ), Miyamoto le solitaire adoptera un jeune disciple, en plus de ses élèves, dans une société où la mort est  omniprésente, les vieillards rares et tenaces et les orphelins une norme fataliste. Qu’on ne s’effraie pas des quelques mille cinq cents pages. En dépit de certaines facilités de feuilletonniste, Yoshikawa brosse une fresque enlevée et souvent haletante du premier Japon de la modernité.

L1110352

Miyamoto Musashi. Autoportrait. Shimamoto Museum, Kumamoto.

Pour de plus amples informations sur Miyamoto Musashi, cliquer ici.

 

Les Nouvelles enquêtes du juge Ti, de Robert van GULIK, éd. « Les Grands détectives ».

Inspirée d’un personnage historique (le juge Dee-Jen), fonctionnaire sous la dynastie chinoise T’ang, au VIIe siècle, c’est une suite de récits qui narrent les enquêtes que le juge Ti résout au cours de ses nombreux voyages. Sorte de Sherlock Holmes asiatique, le personnage plonge le lecteur au coeur d’énigmes mystérieuses, dans une Chine féodale parfaitement décrite.

Exemples de titres parus: Le Juge Ti à l’oeuvre; L’Enigme du clou chinois.

On peut aussi lire, dans la veine de van Gulik, Thé vert et arsenic, de Frédéric LENORMAND.

 

Le Samouraï, de David KIRK, éd. Albin-Michel.

Histoire d’un Japonais de treize ans, Bennosuke, qui rêve d’être samouraï, comme son père avant lui. Il deviendra le plus célèbre et le plus redouté des guerriers, mais devra d’abord suivre le difficile chemin de l’initiation, aux différentes techniques et aux nombreux préceptes. Il devra également compter avec les tromperies de ses concurrents et l’déologie parfois cruelle qui anime ces fiers guerriers.